Un festival, un mégot, une prise de conscience
Ruben a 18 ans. Jeune sportif, originaire de Saint-Gaudens, il construit aujourd’hui son avenir professionnel à Toulouse. Sa rencontre avec l’association Champ d’Actions, lors d’une action de sensibilisation menée lors du Rose Festival, lui a permis de passer de la découverte à l’engagement.
À quelle occasion votre chemin a-t-il croisé celui de Champ d’Actions ?
J’ai rencontré pour la première fois l’association Champ d’Actions l’année dernière, à l’occasion du Rose Festival. Je faisais partie des équipes chargées d’assurer la propreté du festival et, à la fin de ma mission, j’ai demandé si je pouvais continuer encore quelques heures avec eux. Nous avons alors distribué des cendriers de poche sur l’ensemble du site. J’ai rapidement appris des notions sur l’écotoxicité des mégots, ce qui m’a permis de sensibiliser les festivaliers à cet enjeu environnemental.
Dans quelle aventure avez-vous été embarqué ? Est-ce que vous pouvez nous la raconter ?
Nous étions installés dans la zone dédiée au basket, où nous avons aussi eu l’opportunité d’interviewer des sportifs connus, notamment des joueurs de l’équipe du Toulouse Basket Club, ainsi que des influenceurs. Ces courtes vidéos ont ensuite été diffusées sur les réseaux sociaux de l’association afin de toucher plus de monde, au niveau régional et national, et de renforcer le message de sensibilisation.

Qu’est-ce
qui vous a le plus marqué ou surpris lors de cette action avec l’association ?
Ce qui m’a le plus marqué, c’est de découvrir que ce tout petit déchet, que l’on croit souvent inoffensif, est en réalité une véritable bombe pour l’environnement. Un mégot met des années à se décomposer et, sans action collective, il sera bientôt trop tard pour préserver notre planète et notre eau potable. En seulement 27 minutes, un mégot peut déjà libérer la moitié de sa nicotine dans une flaque d’eau : c’est extrêmement rapide et choquant.
Est-ce que le fait d’agir concrètement vous a donné l’envie de vous impliquer davantage ?
Cette expérience m’a donné envie de m’engager davantage dans des actions de sensibilisation. J’espère pouvoir rejoindre à nouveau l’association lorsque je commencerai mon parcours professionnel à Toulouse, notamment lors du Rose Festival et des autres événements qu’elle organise. Je me suis senti utile : je ne faisais pas que distribuer des cendriers de poche, je transmettais un message fort auprès des sportifs toulousains et des festivaliers, qui se sont montrés très réceptifs.
Si vous deviez résumer votre expérience en une phrase, ou un mot ?
Si je devais résumer mon expérience, ça m’a appris à voir certains sujets que je ne jugeais pas importants, à voir le monde autrement.
En un mot : Agir.

Champ d’Actions est une association environnementale engagée pour la protection des rivières occitanes, la réduction des déchets et la sensibilisation aux enjeux environnementaux, notamment lors de grands événements culturels et sportifs. Elle mobilise des bénévoles et des jeunes autour d’actions concrètes, comme la lutte contre les mégots, afin de favoriser des changements de comportements durables.

Florence Ducroquetz, présidente de l’association, nous parle de ces citoyens, engagés pour défendre nos rivières : « Nous avons emmené plus de 31 000 occitans sur les berges. 31 000 caractères, tous différents : des solitaires, des bavards, des discrets, des moteurs. Mais ils ont tous un point commun : le refus d’être une génération passive. Ils ont choisi d’agir, de réparer, de protéger. Parce qu’ils ont profondément conscience que défendre nos rivières n’est pas une option : elles sont nos principales, souvent nos seules sources d’eau potable, et elles abritent une grande part de notre biodiversité. Nous sommes en dialogue régulier avec les villes et les métropoles, notamment pour avancer sur des problématiques structurelles. »
Champ d’Actions sur les réseaux sociaux
www.instagram.com/champ_d_actions
www.facebook.com/ChampDactions
www.champdactions.com
Mail : [email protected]